Un peu plus de 2 % seulement des téléphones portables sont recyclés chaque année en Europe. La société britan-nique Foneback est leader sur ce marché. Un peu plus de 2 % seulement des téléphones portables sont recyclés chaque année en Europe, une pratique qui décolle à peine compte tenu du temps nécessaire pour organiser les filières de recyclage mais aussi de l’hésitation des particuliers à se défaire de leurs portables.
Chaque année, 2,5 millions de portables sont recyclés en Europe sur un total de 110 millions d’appareils vendus, se-lon Jean-Lionel Laccourreye, directeur général de la filiale française de la société britannique Foneback, spécialisée dans le recyclage des téléphones portables. Créée en 1979, Foneback est présente dans dix pays européens. Elle occupe actuellement la quasi-totalité du mar-ché européen avec un chiffre d’affaires de 56 millions d’euros, en hausse de 39,5 % sur un an. En France, par exemple, les trois opérateurs France Telecom, SFR et Bouygues Telecom confient à cette société la collecte et le recyclage de leurs appareils.
A l’occasion de la 4e Semaine du développement durable, le mouvement Emmaüs organise une collecte de porta-bles usagés dont certains devraient être remis en circulation après avoir été réparés.
Pour les opérateurs de télécoms, cette semaine est l’occasion de mettre l’accent sur leur service de collecte des mo-biles, une obligation depuis le décret d’août 2005 sur les Déchets des équipements électriques et électroniques (DEEE).
En 2005, SFR a récolté 60.000 téléphones et vise le chiffre de 100.000 pour 2006. Bouygues Telecom affirme qu’il a recyclé 120.000 portables depuis la mise en place de sa filière en mai 2005.
France Telecom ne livre aucun chiffre, n’ayant commencé ses collectes qu’à la fin 2005. L’opérateur historique doit déjà faire face au recyclage des téléphones fixes et des minitels qui, en 2005, ont représenté 4.452 tonnes. On estime entre 12 et 15 millions le nombre de portables vendus chaque année en France, et à environ 1 milliard dans le monde entier.
La proportion de téléphones portable recyclés est très faible, mais la téléphonie mobile est une industrie jeune et les gens ont encore du mal à se débarrasser de leur portable. C’est un objet affectif que l’on préfère donner dans son entourage, comme à ses enfants, constate Thomas Busuttil, directeur du développement durable chez SFR. Selon lui, les usages vont évoluer dans les cinq ans.